LEXIQUE : LETTRE X

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Note : l'abréviation EW est utilisée pour "Encyclopédie Wikipédia".

xDSL : x Digital Subscriber Line
x peut prendre les valeurs suivantes : A, HS, RA, S, VHS, rien, etc.

A (pour Asymmetrical), ce qui donne : ADSL
H (pour High bit-rate) ou HS (pour High-Speed), ce qui donne HDSL (ou HSDSL)
RA (pour Rate-Adaptative), ce qui donne RADSL
V (pour Very high bit-rate) ou VHS (pour Very High-Speed), ce qui donne VDSL (ou VHSDSL)
rien, ce qui donne DSL.

Il s'agit d'une famille de techniques qui permettent ou qui permettront, dans un avenir proche, de disposer de débits élevés sur les lignes téléphoniques.
Les lignes téléphoniques actuelles (notamment celles des particuliers) utilisent des fils de cuivre. Ces lignes ne sont pas d'une qualité suffisante pour obtenir des débits très élevés (de quelques mégabits/seconde à plusieurs dizaines de mégabits/seconde, voire davantage), qui sont requis pour obtenir par exemple des images animées de grandes dimentions et parfaitement fluides (comme celles de la télévision).
Pour parvenir à des débits très élevés, il est nécessaire d'utiliser des fibres optiques (cas des "câbles").
Une fibre optique moderne est un fil de verre très pur et extrêmement fin (de l'ordre de 100 à 120 micromètres, soit 1 à 1,2 dix-millième de millimètre) et donc très fragile. Ces fibres soulèvent des problèmes délicats : ainsi, pour la connexion de 2 fibres, la précision d'ajustement doit être de 2 à 3 micromètres. L'information circule dans la fibre sous la forme d'impulsions lumineuses. Le gros avantage de la fibre optique est d'être insensible aux interférences électromagnétiques. Son principal inconvénient est son coût élevé.

Nous n'aborderons pas ici les solutions souvent très complexes mises à la disposition des entreprises (et surtout des grandes entreprises), celles relatives aux câbles (y compris les câbles sous-marins destinés aux télécommunications) ou dans l'industrie (cas des avions, etc).

ADSL - Situation au 1er Août 2006.

En France, pour les particuliers, la technique mise en place progressivement est celle de l'ADSL (hors les cas de fournisseurs d'accès Internet par câble TV).
Sur une ligne téléphonique ordinaire, on peut à la fois téléphoner normalement et disposer d'une connexion Internet à :
- des débits "descendants" qui vont peuvent aller jusqu'à plusieurs dizaines de mégabits/s en réception (données reçues par l'ordinateur),
- des débits "remontants" en général 4 fois moins rapides en émission ( par exemple lorsque l'on envoie un courrier électronique, avec ou sans fichiers joints).
Exemple : 1.024 kilobits/s en réception et 256 kilobits/s en émission.
Des débits de 8 méga-bits/s en réception (et plus) deviennent possibles.
Noter qu' une connexion ADSL est spécifique à un n° de téléphone donné. Un filtre est branché sur la prise téléphonique de l'abonné. Un câble part du filtre (sortie ADSL du filtre) vers un modem connecté à l'ordinateur. Derrière le filtre, on peut connecter en cascade un répondeur (si utilisé), puis le téléphone. Entre le répondeur et le téléphone on peut aussi connecter un autre modem basse vitesse à 56 kbps par exemple.
L'ADSL exige de disposer d'un port rapide sur l'ordinateur de l'abonné : USB (Universal Serial Bus) et non pas série (qui est trop lent), ou d'une carte Ethernet.
Attention, s'il existe d'autres prises téléphoniques chez l'abonné, il est impératif d'intercaler un filtre entre chaque prise et le téléphone (dans ce cas, la sortie ADSL du filtre est inutilisée).
Le dégroupage total change complètement la situation. Dans ce cas, le lien avec France Telecom est coupé.

L'intérêt de l'ADSL est aussi de pouvoir rester connecté tout le temps si on le souhaîte (sauf interruption du service pour maintenance ou pannes diverses).
Il devient possible de télécharger rapidement des fichiers de plusieurs centaines de méga-octets.
L'accès à l'ADSL n'est en fait possible que pour les personnes habitant les grandes villes ou près des villes d'une certaine importance. Il faut en effet que la ligne téléphonique soit située à moins de 5 km d'un répartiteur (ce qui est le cas pour environ 80% des foyers en France). Il convient de se renseigner auprès des différents fournisseurs d'accès à Internet.

De nouveaux services sont disponibles avec la Livebox de France Telecom, la Freebox de Free, l'AOLBox d'AOL, l'AliceBox d'Alice, etc).
Exemples : la télévision grâce à l'ADSL, la téléphonie illimitée sur IP.
Attention : une "guerre des prix" sans merci entre les fournisseurs d'accès fait rage, avec de multiples conditions techniques et commerciales plus ou moins claires, des frais de résiliation en cas de non fonctionnement, des services après-vente pouvant être difficiles à joindre.
Bien se renseigner et lire les contrats avant de s'engager !
Lire
ici l'article publié par silicon.fr.
Voir aussi la rubrique
Liens Internet/Informatique/FAI.

Depuis Juillet 2006, France Telecom a annoncé l'expérimentation d'une centaine de fibres optiques permettant des flux descendants allant jusqu'à 2,5 Gigabits/s et des flux montants jusqu'à 1,2 Mégabits/s. Des débits plus élevés sont possibles dans l'avenir, mais pour le moment ces débits seraient inutiles, la norme SATA II pour les disques durs (utilisés par l'auteur de ce site) ne dépassant pas des débits de 3 Gigabits/s.
Lieux des installations : 6 arrondissements de Paris et quelques clients dans 5 villes des Hauts-de Seine. Coût de la connexion (avec la téléphonie illimitée et la télévision numérique) : 70 Euros/mois. Le déploiement des fibres est prévu pour 2007/2008 : une expérience à suivre.


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